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Le secteur des Arts de la Table

Les arts de la table

(Source : Les dossiers sectoriels – Les Arts de la Table en chiffres - Edition 2007 / Ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi – SESSI)

 

L’industrie des arts de la table recouvre à la fois les industries des produits minéraux pour les articles en céramique et en verre, les industries de la métallurgie et transformation des métaux pour les articles en métal, et l’industrie textile pour le linge de table. Elle occupe une place très modeste dans les industries des biens de consommation: 97 entreprises de 20 salariés et plus, pour quelque 20 000 salariés et un chiffre d’affaires de plus de 1,6 milliard d’euros.

 

Les industries des arts de la table se situent principalement dans le Nord et l’Est de la France pour la fabrication du verre et de la cristallerie, et dans le Centre-Ouest pour la porcelaine et la coutellerie.

Des exportations notables

En termes de performances, ce groupe d’industries présente des caractéristiques assez singulières, dues à l’importance du luxe dans ce secteur : les exportations directes constituent plus de 50 % du chiffre d’affaires hors taxes, soit un taux très supérieur à la moyenne des biens de consommation (30 %).

 

Le taux de valeur ajoutée, également très élevé, montre l’importance de la création et du savoir-faire de ces métiers. Ce taux est de 45 % dans les arts de la table, contre 28 % pour l’ensemble des industries de biens de consommation.

Une forte présence européenne

La France est un des cinq pays européens très présents sur le marché des arts de la table, avec l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni. Les articles pour la table en porcelaine représentent en valeur le premier secteur dans l’Union européenne. Malgré les difficultés croissantes, les articles en verre et en porcelaine sont bien représentés dans l’Union européenne.


L’Italie est bien située sur les secteurs des articles pour la table en acier inoxydable et en grès. La France, pour sa part, est bien positionnée dans la fabrication des couverts de table.

Un commerce extérieur excédentaire

L’excédent du commerce extérieur résulte des exportations du verre et de la cristallerie. En revanche, la concurrence asiatique affecte les entreprises des autres secteurs - textile, coutellerie et céramique - pour lesquels la balance commerciale est négative.

 

La France exporte vers les États-Unis, l’Europe de l’Ouest et les Émirats arabes unis des produits positionnés sur le haut de gamme. Les États-Unis, premier client de la France, représentent plus de 10 % des exportations françaises. La part des exportations intracommunautaires atteint 30 % de la valeur des produits exportés. Le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Italie sont les trois principaux clients.

Les articles en verre

Cette catégorie comprend les entreprises fabriquant des verres à boire en cristal ou en verre trempé, taillés, décorés ou non. Les objets pour la table, la cuisine, l’ornementation, en cristal, en verre, cueillis à la main ou fabriqués mécaniquement sont inclus.

Des structures disparates

Avec un chiffre d’affaires de près d’un milliard d’euros et un effectif de 13 200 salariés, cette industrie de neuf entreprises représente plus de 60 % du chiffre d’affaires et près de 65 % des effectifs des arts de la table. Cette profession est très hétérogène : en 2005, une entreprise de verrerie mécanique d’envergure internationale côtoie des entreprises de cristallerie, petites structures, souvent filiales de grands groupes de luxe.

 

L’ensemble de la verrerie mécanique et de la cristallerie se caractérise par un taux de valeur ajoutée élevé, mais surtout par un taux d’exportation qui représente les trois quarts du chiffre d’affaires. À l’inverse, le taux de marge est négatif en 2005 et le taux d’investissement est deux fois moins important que celui de l’industrie manufacturière. Les activités industrielles, en particulier celles liées aux métiers d’art, sont d’une grande fragilité dans un contexte de baisse régulière du marché.

Face à la crise : innovation et création

Face à la diminution du marché, la verrerie mécanique développe des stratégies de croissance externe et engage des programmes d’investissements importants destinés à rationaliser la fabrication en France mais aussi hors des frontières. Elle diversifie également ses exportations vers l’Asie et le Moyen-Orient.

Une balance commerciale toujours excédentaire

L’industrie des verres de la table, portée par les exportations qui représentent plus de 75 % du chiffre d’affaires, est donc extrêmement sensible à la conjoncture mondiale.

 

La verrerie mécanique et la cristallerie diffèrent aussi par leurs zones d’exportation : la premières exporte encore beaucoup dans les pays européens, la seconde ayant pour clients principaux les États Unis et les Émirats arabes unis.

 

Les importations progressent depuis dix ans. La Chine s’impose sur le marché mondial. Elle est devenue le premier fournisseur de la France pour les produits de grande consommation, avec plus d’un quart des produits importés. En 2000, les produits en provenance de Chine représentaient 20 millions d’euros, soit à peine 10 % des importations totales.


Sur le créneau du haut de gamme, les principaux pays importateurs sont intracommunautaires. Ils représentent 35 % du total des importations. Ainsi, l’Italie (Murano), connue pour son design, mais également l’Allemagne et l’Espagne, sont des sérieux concurrents de la France.


 

Télécharger l’étude sectorielle « Les Arts de la Table en chiffres » - Edition 2
 
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