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Emballage/Packaging/Industries Graphiques

Le secteur de l'emballage - packaging

(Source : Les dossiers sectoriels - L'industrie française de l'emballage en chiffres - Edition 2008 / Ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi – SESSI)

 

L’industrie de l’emballage rassemble 850 entreprises de 20 salariés ou plus et emploie 111 000 salariés en 2006.

 

Avec un chiffre d’affaires de près de 20 milliards d’euros, elle représente 3 % de celui de l’industrie manufacturière.

 

Si des grands groupes, leaders mondiaux, tiennent une place prépondérante dans les segments nécessitant de forts investissements, la capacité d’évolution et d’adaptation des petites entreprises contribue largement à la compétitivité de ce secteur où la proximité des clients et des fabricants joue un rôle important.

 

Largement tournée vers l’agroalimentaire, l’industrie de l’emballage opère également dans l’ensemble de l’industrie et notamment dans les secteurs de la pharmacie et des cosmétiques. Cette industrie tient une place essentielle dans la chaîne de fabrication qui relie le produit brut au consommateur final.

 

La sécurité et l’hygiène alimentaire, l’information du consommateur, le design et le respect de l’environnement constituent donc des enjeux d’importance pour cette industrie innovante et dynamique qui se place au second rang européen en termes de chiffre d’affaires et au quatrième rang des exportateurs mondiaux.

Télécharger l'étude sectorielle L'industrie française de l'emballage en chiffres

Les industries graphiques

(Source : Les dossiers sectoriels - L'industrie graphique en chiffres - Edition 2008 / Ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi – SESSI)
 

La filière des arts graphiques regroupe, en amont, les fabricants de matériels et de matières premières avec leurs distributeurs : équipementiers, industries chimiques, industrie papetière, optique…
Au cœur de la filière, les secteurs directement concernés par l’impression forment l’industrie graphique. En aval, gravite une multitude de donneurs d’ordres essentiellement liés à l’industrie des biens de consommation : éditeurs, administrations, entreprises, particuliers…

 

 L’industrie graphique regroupe trois grands types d’activités : le « prépresse » (préparation des formes d’impression)  « l’imprimerie de labeur » et la « finition ».

 

5 000 entreprises de l’industrie graphique maillent le territoire national. Les petites unités (moins de 20 salariés) représentent 80 % de ce tissu industriel, contre 70 % pour l’ensemble de l’industrie manufacturière. La part de leur chiffre d’affaires représente le quart du total, contre 15% pour l’ensemble de l’industrie manufacturière.


Le « prépresse » : un secteur très concurrentiel constitué de petites unités
 

Situé en amont de l’industrie graphique, l’activité de prépresse concerne principalement la composition et la photocomposition.
Elle implique la saisie de données par numérisation et reconnaissance optique, ainsi que la mise en forme électronique et le traitement d’image assisté par ordinateur. Le chiffre d’affaires du prépresse est relativement stable. Il s’est élevé à 940 millions d’euros en 2005.

 

Cette activité fait l’objet d’une concurrence exacerbée. En 1993, plus de 200 entreprises du prépresse possédaient un effectif égal ou supérieur à 20 salariés. En 2006, elles n’étaient plus que 87.


Cette diminution du nombre d’entreprises tient en partie à l’automatisation des unités d’impression, aux chaînes numérisées et à la recherche d’économies d’échelle exercée par les grandes imprimeries : ces dernières intègrent de plus en plus la préparation des formes à imprimer.


Parallèlement, les petites entreprises du prépresse se développent : 720 en 2005, contre 563 en 1993. Les petits imprimeurs ne peuvent pas, ou ne veulent pas, choisir la voie du « tout intégré » compte tenu du coût des investissements. La conséquence est inhabituelle : les petites entreprises du prépresse se développent au détriment des grandes, de sorte que, aujourd’hui, 60 % du chiffre d’affaires du secteur relève des entreprises de moins de 20 salariés. Cette situation, atypique dans l’industrie, est caractéristique d’une activité où la concurrence est particulièrement sévère.

L'imprimerie de labeur : le cœur de l'industrie graphique
 

L’imprimerie de labeur est la principale composante de l’industrie graphique. Elle couvre 80 % de l’emploi et l’essentiel du chiffre d’affaires total (près de 10 milliards d’euros). La domination de ce secteur au sein de l’industrie graphique tient au fait que ces entreprises peuvent intégrer le prépresse en amont et la finition en aval.

 

Les entreprises de 20 salariés ou plus représentent les trois quarts du secteur. Le nombre d’entreprises a fortement décru depuis 1993.
De nombreuses entreprises artisanales ont disparu. Parallèlement, des grandes unités se restructurent. Ces mouvements, voulus ou subis, résultent de la nature concurrentielle des marchés, difficiles à capter et encore plus à conserver. La perte d’un grand contrat détenu depuis longtemps est un facteur de déséquilibre pour certaines grandes imprimeries, notamment celles de plus de 100 salariés, au point de les contraindre à de fortes restructurations voire à la cessation d’activité. Les délocalisations expliquent aussi des fermetures d’entreprises. Elles sont essentiellement conduites par quelques groupes étrangers implantés en Europe via la France.

 

L’évolution de leurs intérêts a provoqué leur déplacement vers d’autres pays de l’Union européenne. En dépit de cette chute du nombre d’entreprises, le chiffre d’affaires progresse : il atteint 9,9 milliards d’euros en 2005, contre 8,9 milliards d’euros en 1993, traduisant des gains de productivité du travail. En effet, le nombre de salariés recensés dans l’imprimerie est passé de 103 000 en 1993 à 86 000 en 2005.


La finition : un secteur aval stable
 

Le secteur de la finition, situé en aval au sein de l’industrie graphique, n’a pas connu de forte restructuration. En 2005, 250 entreprises sont spécialisées dans les travaux de finition, soit 10 de plus qu’en 1993. Le poids des entreprises de 20 salariés ou plus est stable, ces dernières regroupent 85 % du chiffre d’affaires et de l’emploi. Celui des 15 entreprises de 100 salariés ou plus est également stable. Elles génèrent à elles seules 45 % du chiffre d’affaires.

 

Les effets de la concurrence étrangère se perçoivent sur quelques segments de l'imprimerie
 

À l’échelle nationale comme sur le plan mondial, la production d’emballages croît depuis plusieurs années. Cette croissance reflète surtout celle des emballages en bois et plastique, qui progresse en volume de 10 % entre 2000 et 2006. L’emballage en papier et carton ne suit pas cette tendance. Entre 2003 et 2004, son chiffre d’affaires recule de 2,6 %.


L’impression d’emballage, essentiellement axée sur les supports papier et carton, voit son volume d’impression reculer en moyenne de 2,7 % par an entre 2000 et 2006, du fait d’une forte augmentation des importations.


L’impression est souvent intégrée au sein même des usines d’emballages. De ce fait, une part de l’activité échappe aux imprimeurs : l’imprimerie de labeur couvre environ 70 % des produits d’emballages imprimés. Enfin et surtout, l’industrie de l’emballage est ouverte à l’extérieur. Sa production nationale ne reflète pas le marché. En 2005, la demande nationale a augmenté, alors que la production française a reculé.

Le respect de l'environnement
 

Placées en situation fortement concurrentielle, les entreprises du secteur des industries graphiques doivent désormais prendre en compte de nouvelles considérations environnementales.


En effet, au-delà des exigences du marché, la réglementation environnementale devient très contraignante (réglementation Reach sur l’utilisation de substances chimiques, réduction de l’émission de composés organo-volatiles…). Nombre de donneurs d’ordres imposent désormais le respect de l’environnement dans leur cahier des charges.


Les investissements pour protéger l'environnement
 

Dans l’industrie graphique, les investissements environnementaux se sont élevés à 7,2 millions d’euros en 2005. Ils représentent 1 % des investissements totaux corporels, contre 3 % dans l’industrie des biens de consommation et 5 % dans l’ensemble de l’industrie manufacturière. À ces investissements, il faut ajouter près d’un million d’euros consacré aux études préalables à l’investissement.


Parmi les trois activités composant les arts graphiques, les dépenses sont concentrées dans l’imprimerie de labeur avec 96 % des investissements.

 

En raison des produits utilisés (solvants, encres…), les investissements se tournent essentiellement (75 %) vers le domaine de l’air qui représente les trois quarts des sommes investies, contre 40 % dans l’industrie manufacturière.

 

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